Suites numériques
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Exercise 96
Soit \(\alpha \in \mathbb{R}\) et \((u_n)_n\) la suite définie par :
Donner l’expression de \(u_n\) en fonction de \(n\).
Solution to Exercise 96
Classiquement on regarde le polynôme \(P(x)=X^2-2 \cos ( \alpha ) X + 1 = (X-e^{i\alpha})(X-e^{-i\alpha})\). Il vient \(u_n = A e^{in\alpha} + B e^{-in\alpha}\) où \(A\) et \(B\) vérifient \(A+B=u_0\) et \(A e^{i\alpha} + B e^{-i\alpha} = u_1\) ce qui fournit sans difficulté les valeurs de \(A\) et \(B\).
Exercise 97
Soit \((u_n)_n\) une suite définie par \(u_0=1\) et
Déterminer l’expression, pour \(n \geq 1\), de \(u_n\) en fonction de \(n\).
Solution to Exercise 97
Soit \(n\geq1\). On réécrit la relation de récurrence \(u_{n+1} = u_n(\prod \limits_{k=0}^{n-1} u_k) + 2 = (u_n-2)u_n +2\). On introduit alors \(v_n =u_n-1\) qui vérifie la relation de récurrence \(v_{n+1}=v_n^2\). Cela amène \(\forall n \geq 1, \; u_n = 2^{2^{n-1}}+1\).
Exercise 98
Voir énoncé 5.8 du poly de Mansuy.
Solution to Exercise 98
La suite \(v_n = u_n+1\) vérifie la relation de récurrence \(v_{n+1} = 2v_n + 3^n\). La suite \((3_n)_{n\in \mathbb{N}}\) vérifie la même relation de récurrence. Ainsi \(w_n = v_n - 3^n\) vérifie \(w_{n+1} = 2w_n\). On trouve alors facilement une expression de \(u_n\).
Exercise 99
Considérons la suite \((u_n)_{n\geq1}\), dont les valeurs sont successivement 1, 2, 2, 3, 3, 3, 4, 4, 4, 4, 5, \(\ldots\). Donner une expression explicite de \(u_n\) en fonction de \(n\).
Solution to Exercise 99
La formule \(\sum \limits_{k=1}^n k = \frac{n(n+1)}{2}\) amène que \(\forall p \in ] \frac{n(n-1)}{2}, \; \frac{n(n+1)}{2}], \; u_p = n\). La limite a lieu lorsque \(2p = n(n+1)\) soit \(n=\frac{-1+\sqrt{1+8p}}{2}\). Ainsi \(u_n = \lceil \frac{-1+\sqrt{1+8n}}{2} \rceil\).
Exercise 100
Soit \(u_n=\sum \limits_{k=1}^n \lfloor \frac{n}{k} \rfloor\). Trouver les entiers \(n \in \mathbb{N}\) pour lesquels \(u_n\) est pair.
Solution to Exercise 100
On se propose d’établir une relation de récurrence sur \(u_n\). On regarde
Il s’agit donc de déterminer la parité du nombre de diviseurs de \(n\). On se convainc facilement en associant deux par deux les diviseurs que ce nombre est toujours pairs à moins que \(n\) ne soit un carré. Ainsi les \(n\) convenables, sachant que 1 ne l’est pas, sont \(4, \; 5, \; \ldots, \; 8, \; 16, \; \ldots, \; 24, \; \ldots\). Autrement dit, \(\mathbb{S} = \{ n, \; \exists p \in \mathbb{N}, \; (2p)^2 \leq n < (2p+1)^2 \}\).